né à Sedan en 1980, vit et travaille près de la Rochelle.
La peinture de Julien Graizely nous projette dans un univers urbain, mécanique, pressé, aux couleurs contrastées, habité de véhicules lancés à grande vitesse. Des percées de lumière naturelle filtrent parfois pour s’accrocher à un coin d’immeuble. Elles viennent se heurter avec une douce violence à cette urbanité désincarnée, où les voitures ont englouti les hommes dans leur carapace. Il aime instaurer des perspectives verticales, où le ciel, bordé de constructions urbaines et sombres, se profile en contre-plongée. La série « Surexposition » au contraire, telle une respiration, une pause dans ce monde en perpétuel mouvement, redonne à l’humain sa place. Des personnages, croqués d’un trait rapide et sans souci du détail, s’adonnent aux joies de la plage sous un soleil aveuglant. Dans chacune de ces œuvres, un point précis attire l’œil et le captive, que ce soit par le biais de la lumière irradiante ou encore par la couleur. Comme si la nature s’immisçait dans nos villes mornes et que toujours, la lumière, préexistante à l’homme, se rappelait à nous.